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L'insécurité à l'école et la pauvreté chronique pourraient être liées à l'obésité infantile
Le 04/05/2015 par Gaëlle Le Pemp
Une équipe de chercheuses de l’Université de Montréal et du Centre de recherches du CHU Sainte-Justine ont établi un lien entre l’insécurité à l’école, la pauvreté et l’obésité infantile.
Analyser les habitudes de vie des jeunes
L’équipe a analysé les données de 1234 jeunes Québécois, entrant au secondaire, l’équivalent du collège en France. Parmi ces données, les jeunes ont du répondre à des questions concernant leur sentiment de sécurité à l’école, s’ils avaient déjà été victime d’intimidation, qu’elle soit verbale, sociale ou physique. Les chercheuses ont également cherché des renseignements quant au profilage familial et leurs habitudes de vie. Les enseignants ont aussi dû évaluer le sentiment de sécurité vis à vis de l’école.
Une victimisation plus importante chez les garçons
Les chercheuses de l’étude expliquent que les enfants vivants dans la pauvreté, même s’ils ont souvent une dépense physique plus importante, ont une plus grande possibilité de devenir obèses. Ces enfants peuvent aussi accroître les risques d’obésité ou d’embonpoint à cause de la victimisation présente à l’école. L’équipe a également trouvé que les garçons étaient plus enclins au risque d’insécurité et de victimisation que les filles.
Le type de pauvreté ne doit pas être négligé
Les scientifiques restent cependant méfiants en ce qui concerne la relation de cause à effet entre l’obésité et l’intimidation. En effet, les jeunes qui sont en surpoids ont souvent tendance a subir davantage d’intimidation que les autres. Cependant, les jeunes vivants dans la pauvreté sont tout aussi sujets à l’intimidation et à la victimisation.
A travers les recherches, les chercheurs ont conclu que pour les jeunes vivants dans une pauvreté chronique, le fait d’être victimisé causait ce sentiment d’insécurité. A l’inverse, ceux qui ont connu la pauvreté depuis leur plus jeune âge ont un sentiment d’insécurité non pas par rapport à l’intimidation mais par rapport à un sentiment de vulnérabilité ou de stress à long terme sur la santé mentale et physique.
Aussi, les scientifiques ne laissent pas de côté la transmission familiale du poids corporel. Un enfant issu d’une famille souffrant de pauvreté aura plus de mal à adopter des comportements alimentaires sains que les autres.
Améliorer l’environnement de vie
A l’issu de ces premiers résultats, les scientifiques proposent alors d’améliorer l’environnement du quartier, de favoriser la relation entre les jeunes et leurs enseignants ainsi que de “promouvoir un climat de respect et d’approbation dans l’ensemble de l’école”.











